Le temps du désespoir

“Je ne sais pas ce que c’est qu’être moi-même…” La question de l’être désespère toute réponse. Le désespoir c’est tout autant vouloir être soi-même, vouloir se débarrasser de son moi, que la volonté désespérée d’être soi-même. Le désespoir est aussi l’occasion d’une rencontre entre les philosophies de l’existence et l’expérience clinique.

Que la question du désespoir soit celle du “présent”, de son existence et de sa vérité, c’est l’idée que l’on souhaiterait soutenir et illustrer après un bref détour.

“Se sentir réel, c’est plus qu’exister, c’est trouver un moyen d’exister soi-même, pour se relier aux objets en tant que soi-même et pour avoir un soi où se réfugier afin de se détendre.” Winnicott

Sous la direction de Jacques André

Avec Bernard Brusset, Catherine Chabert, Monique David-Ménard, Corinne Enaudeau, Bernard Golse et René Roussillon.
Collection Petite bibliothèque de psychanalyse, PUF.
Parution : 01-11-2002


Sommaire

Introduction. Présence du désespoir – Jacques André

Le désespoir chez les très jeunes enfants ou « tant qu’il y a du désespoir, il y a de la vie » – Bernard Golse

  • Introduction
  • A – Quelques rappels préliminaires
  • B – L’espoir perdu de l’enfant autiste
  • C – L’espoir perdu du bébé dépressif
  • Conclusion

Moments mélancoliques – Catherine Chabert

Agonie et désespoir dans le transfert paradoxal – René Roussillon

  • Quelques remarques sur le contre-transfert paradoxal
  • Quelques traits du tableau clinique des pathologies narcissiques-identitaires
  • La dynamique du transfert paradoxal
  • Le temps du désespoir

Trois figures cliniques du désespoir – Bernard Brusset

  • La psychothérapie
  • En somme
  • Conclusions générales

Processus stationnaire et vitesse infinie – Monique David-Ménard

  • Le temps du désespoir transférentiel
  • Une nouvelle esthétique transcendantale dans la cure ?
  • « Le temps non-réconcilié »

Entre deux désespoirs – Corinne Enaudeau

Ouvrage composé à partir des interventions réalisées dans le cadre d’un séminaire dirigé par Jacques André (Sainte-Anne, 2000-2001)