
« Pourquoi cette parcimonie de ta vie ? Peur qu’elle te soit trop grande ? Sois réaliste : tu n’en as pas de rechange, et de toute façon elle te déborde. »
Cette citation de Nathalie Zaltzman, son programme « anarchiste », pourrait être un exergue de sa vie et de son œuvre. La « pulsion anarchiste » est une des contributions les plus originales à la psychanalyse d’aujourd’hui, qui envisage les pulsions de mort sous l’angle paradoxal de leur fécondité. La pulsion anarchiste, les déliaisons qu’elle produit, n’ont d’autre visée que de rendre la vie à nouveau intéressante, appelant à se tenir en équilibre instable « entre la fragilité des raisons de vivre et leur indestructibilité ».
Sous la direction de Jacques André
Avec Nathalie Zaltzman, André Beetschen, Catherine Chabert, Corinne Ehrenberg, Roberta Guarnieri, Jean-Michel Hirt, Dominique Scarfone, Évelyne Tysebaert.
Collection Petite bibliothèque de psychanalyse, PUF.
Parution : 16-11-2011
Sommaire
Présentation
- Introduction. Jacques André, « La vie sans filet »
- N. Zaltzman, « La pulsion anarchiste »
- E. Tysebaert, « Tremper sa plume dans la vie »
- D. Scarfone, « Besoin, emprise, régression et anarchie »
- C. Ehrenberg, « Les pulsions de mort, auxiliaires de vie »
- A. Beetschen, « Le défi de la déliaison »
- R. Guarnieri, « Une pensée anarchiste à l’épreuve de l’histoire »
- J.-M. Hirt, « Une blessure sans dictature »
- N. Zaltzman, « Qui est le barbare ? »
- C. Chabert, « Un mot qui dérange »