2018-2019

Fondation Dosne-Thiers, 27, place Saint-Georges, 75009 Paris
De 14 heures à 17 heures 15.

Objets de la méthode psychanalytique (2)

Poursuivant l’interrogation de l’an dernier, nous solliciterons sur le même thème de nouveaux points de vue. Si la mise en oeuvre des deux prescriptions freudiennes, règle fondamentale et écoute également suspendue, vise à générer l’associativité de pensée chez le patient et l’analyste, la méthode ainsi définie se heurte vite aux obstacles et aux résistances que rencontre son application. D’où l’exploration progressive et persévérante des objets qu’elle dévoile (le fantasme inconscient et la réalité psychique, le transfert et son agissement, la nature et les destins du pulsionnel) : ils imposent, d’abord chez Freud et jusqu’à la psychanalyse d’aujourd’hui, les remaniements qui signent la fécondité de la métapsychologie.
Ainsi ce dévoilement, soutenu par l’interprétation, la construction et le devinement, est-il toujours un cheminement précaire car ni le souvenir refoulé ni la chose inconsciente ne peuvent être saisis directement : « L’objet de la méthode psychanalytique, ce n’est pas le souvenir déformé mais le travail effectué par la déformation ; ce n’est pas la trace en elle-même mais le tracé, le passage qui ne suit jamais une ligne droite mais bifurque, diverge » (J.-B Pontalis, 1997, Ce temps qui ne passe pas).

2018            
samedi 13 octobre

Anne Robert Pariset
Élisabeth Cialdella Ravet
Discussion : Jean H. Guégan

            
samedi 8 décembre

Felipe Votadoro
Francine Pascal de Mont-Marin
Discussion : Marita Wasser

2019            
samedi 2 février

Gilberte Gensel
Claude Arlès
Discussion : Éric Flame

            
samedi 18 mai

Présentation de travaux de l’ARCC
Sur la croyance (Patrick Merot)


2018-2019

Fondation Dosne-Thiers, 27, place Saint-Georges, 75009 Paris.

2019            
Samedi 15 et dimanche 16 juin 2019

Les fixations : empreinte et transformations

L’usage du terme de « fixation » semble aujourd’hui un peu désuet. Pourtant, son écriture plurielle convoque autant les satisfactions pulsionnelles impossibles à abandonner que le mode d’inscription psychique des représentations inconscientes inaltérables, celles du refoulement originaire installé par le contre-investissement.
Lieu où le temps s’arrête, sorte d’excès immobilisé dans le chaos de l’infantile, les fixations libidinales ou les fixations au trauma semblent mises à l’arrière-plan quand la répétition et sa contrainte ont pris le devant de la scène métapsychologique. Pourtant, l’affrontement à ces arrêts du développement, bastions dressés par la résistance contre ce qu’on ne peut ou ne veut quitter, appellera dans la cure le mouvement de régression qui conduira à leurs transformations, entre deuil et renoncement.

Directeur de discussion : Christophe Dejours
Conférenciers : Pascale Totain, Giuseppe Squitieri (de la Société psychanalytique italienne), Jean-Philippe Dubois