2017-2018

Fondation Dosne-Thiers, 27, place Saint-Georges, 75009 Paris
De 14 heures à 17 heures 30.

Objets de la méthode psychanalytique

Que sont les objets de la méthode ? À partir du renoncement à la suggestion, la mise en œuvre des deux prescriptions de Freud, la règle fondamentale et l’écoute également suspendue, génèrent la pensée associative chez le patient et l’analyste et révèlent la « réalité psychique », c’est-à-dire l’organisation des fantasmes inconscients.
Cependant l’application de la méthode ne garantit pas son effectivité car les objets qu’elle doit affronter et traiter sont autant d’obstacles et de résistances rencontrés : ceux de l’agissement silencieux du transfert et ceux de la destructivité, ceux du refoulement et de la compulsion de répétition. Ces objets imposent les remaniements métapsychologiques qui traversent l’œuvre freudienne et le présent de la psychanalyse.
Ainsi les objets de la méthode ne se dévoilent-ils que par un cheminement : ce sont la construction, le devinement, l’interprétation qui en ménagent pas-à-pas l’accès. Nous le savons bien, ni la représentation inconsciente, ni le souvenir refoulé ne se saisissent comme tels : « L’objet de la méthode psychanalytique, ce n’est pas le souvenir déformé mais le travail effectué par la déformation ; ce n’est pas la trace en elle-même mais le tracé, le passage qui ne suit jamais une ligne droite mais bifurque, diverge. » J.-B. Pontalis, 1997, Ce temps qui ne passe pas.

Chaque samedi-débat donnera lieu à deux exposés, que séparera une pause. Un membre du Comité scientifique assurera la fonction de discutant des exposés, avant la discussion générale.

2017            
samedi 14 octobre

Jenny Chomienne Pontalis
Éric Jaïs
Discutant : Miguel de Azambuja

2018            
samedi 3 février

Martin Reca
Didier Houzel
Discutant : Jean-H. Guégan

samedi 17 mars

Sylvie de Lattre
François Hartmann
Discutant : Éric Flame

samedi 26 mai

Exposé des travaux en cours de l’ARCC : L’interprétation et sa spécificité en psychanalyse.
Le nom des intervenants sera communiqué ultérieurement.


2017-2018

Fondation Dosne-Thiers, 27, place Saint-Georges, 75009 Paris.

2017            
Samedi 9 et dimanche 10 décembre

Métapsychologie de la solitude

Directeur de discussion : Jean-Michel Hirt
Conférenciers :
Athanassios Alexandridis, Jocelyne Malosto, Joëlle Picard (SPRF)

2018            
Samedi 9 et dimanche 10 juin

Le détour

Depuis Dora et l’Homme aux rats et jusqu’au Malaise dans la culture , Freud installe dans le détour les voies de l’accomplissement : suspens de la décharge directe et massive, trajet qu’impose l’inhibition quant au but, déviation du regard dans la recherche du fétiche, chemin dérivé de la sublimation où vient se greffer le travail de culture. Cette exigence du détour n’est sans doute pas étrangère à la « dérivation » qu’a proposée Jean Laplanche pour penser les concepts psychanalytiques.
Dans « la tâche pratique », la chose inconsciente ne peut être explorée de façon directe ni frontale. De la nécessité du détour attestent le suspens de la représentation-but imposé par le refusement, le brusque détournement que provoque l’Einfall, l’attention au détail du rêve ou de l’accident de langage, et surtout l’expérience-même du transfert. La pensée associative se règle sur le déplacement imposé par la déformation et le détour entraîne dans son sillage le mouvement psychique, oblige à la lenteur, garantit sans doute que le fractionnement économique se fasse en « petites quantités ». Mais il arrive aussi qu’il soit interminable, en une suspension infinie du but.
C’est dans la prise en compte du détour que peut se penser l’activité d’interprétation lorsqu’elle suit le défilé des mots et la répétition des agissements de transfert. Organisant l’espace de « l’entre-deux », le détour offre alors l’inventivité de son cheminement et le trouble de son possible égarement.

Directeur de discussion : Évelyne Sechaud
Conférenciers : Jacques André, Françoise Coblence (SPP), Luis Maria Moix


2012-2013

Il n’y a pas de meilleure façon d’annoncer cet après-midi consacré à la Nouvelle Revue de Psychanalyse que de reproduire ici le texte figurant sur la quatrième de couverture du premier numéro (printemps 1970) :

« Chacun sent que la psychanalyse n’est pas une discipline parmi d’autres, qui aurait ses “spécialistes”, détenteurs du savoir sur l’inconscient, et serait assurée des frontières de son champ d’application ; mais il n’est pas vrai non plus qu’on doive lui reconnaître le privilège exorbitant d’être partout et nulle part.[…] »

2012            
Samedi 10 novembre

Table ronde avec J.-B. Pontalis
et Corinne Ehrenberg, Mathilde Girard, Edmundo Gómez Mango