La vie rêvée

Le rêve fondateur de Freud, celui d’une vie onirique tout entière au service de l’accomplissement de désir, ce rêve ne s’est pas brisé, il s’est compliqué, voire déformé. À quoi travaille le rêve ?À déguiser un désir aussi inconscient qu’infantile afin de lui permettre de trouver le chemin vers la surface, fût-elle nocturne ? Ou à traiter, transformer un trauma passé ou actuel, sinon pour le « guérir », au moins pour en diminuer la force de destruction et l’implacable répétition ? Accomplir un désir ou prendre soin ? Ouverte par Freud (on peut rêver au-delà du principe de plaisir), la question n’a pas pris une ride. La voie royale du rêve mène toujours à la démesure de la vie psychique, que la source puise au sexuel le plus inconciliable ou à la destructivité la plus obscure.
« Peut-être l’inconscient ne dort-il jamais… » Surtout pas la nuit.


Sommaire

 Présentation

Leopoldo Bleger, Espace du rêve, espace de la séance

Jacques André, Une psychanalyse de rêve

Jean-Claude Rolland, Le rêveur à son métier

Bruno Gelas, Rêve, fiction, récit

Alexandrine Schniewind, Le rêve bâtard des philosophes antiques

Didier Anzieu, Les Esquimaux et les songes

Michel Gribinski, Si la déformation est une ouverture

Josef Ludin, La déformation et le destin

Udo Hock, La déformation (Entstellung), un concept fondamental de la psychanalyse

Laurence Kahn, Un petit pan de réel