Le premier numéro de la revue créée par l’APF, Le présent de la psychanalyse, vient de paraître. Un titre que l’on peut entendre de plusieurs manières : la psychanalyse au présent, presque une provocation par les temps qui courent, mais aussi le présent de la séance, la séance au présent, l’actualisation du passé dans le présent de la cure.
Ce sera une revue dans le sens le plus habituel : lieu de publication de textes analytiques, mais aussi le plus fort du terme, un lieu de débats, voire de confrontations. Nous souhaitons donc qu’elle ne soit pas seulement le reflet de l’activité scientifique de l’APF, mais aussi un lieu d’échange avec des collègues d’autres cercles et des auteurs d’autres disciplines.
Le temps d’écrire la psychanalyse n’est pas celui de psychanalyser, ni celui de la communication scientifique. Il est celui d’un surplomb, d’un après-coup parfois.
C’est pourquoi pour la psychanalyse et pour les psychanalystes, les revues sont indispensables, même si le temps présent ne semble pas faste pour une telle entreprise. Et sans doute surtout parce que le temps présent n’est pas favorable, il fallait créer une revue nouvelle.

Meurtre de la mère

Si le meurtre du père constitue l’une des clés de voûte de l’édifice freudien, le meurtre de la mère est ancré dans des eaux infiniment plus sombres. Le désir matricide n’est pas seulement lié à la rivalité œdipienne, il participe d’un monde plus régressif, archaïque, et ne se manifeste le plus souvent qu’à travers des formes indirectes ou masquées.Ce sont ces formes qui sont explorées, à partir des points de vue multiples qui, donnant son ouverture la plus grande à la psychanalyse, interrogent au delà de la clinique, le théâtre, la littérature ou le cinéma.


Sommaire

Leopoldo Bleger, Le présent de la psychanalyse : un autre lieu

Laurence Kahn, Diviser la mère

Jean-Louis Baldacci, À la recherche du meurtre de la mère

Gregorio Kohon, Scènes de meurtre

Patrick Merot, La tentation du mythe

Keren Mock, Mélancolie des origines

Lucile Durrmeyer, Mal de mère

Sylvia Plath, Trois femmes

Miguel de Azambuja, Duel

Edmundo Gómez Mango, « Célestine »