
Comment peut-on être attiré par ce que chacun redoute, la voie psychotique ? Pourtant, que la violence pulsionnelle dépasse les bornes et la tentation psychotique devient une possibilité. Elle traduit à la fois l’excès et le manque, le chaos et le vide, le hors temps et le hors lieu. Comment parler alors de régression quand la tentation psychotique impose un face à face avec l’énigme la plus radicale, celle de l’être-soi et de l’être au monde ? L’auteur propose une “promenade imaginaire” à travers son expérience clinique et quelques oeuvres clés.
Auteur : Liliane Abensour
Collection Petite bibliothèque de psychanalyse, PUF.
Parution : 11-03-2008
Sommaire
Introduction – Les déchirures du moi
Première partie – Le temps de la psychose, de l’actuel au présent
1. La question des origines – La haine originaire – Violence et horreur des origines – Le déni des origines
2. L’impossible retour – Les deux temps du fonctionnement psychique – Les dangers de la régression – Causalité psychique et temporalité
3. L’actuel, temps rompu, temps confondus – Réalité, temporalité – Traumatisme et temps aboli – Confusion, temps mêlés
Deuxième partie – Un espace pour la psychose, de l’écrit au psychodrame psychanalytique
4. Correspondances – L’indicible, le dicible, le sensoriel – Résonnace du transfert – “Je vous écris…”
5. Matérialité de l’écrit – Corps, double de papier – Effacement du moi et écriture – L’écriture “représentative”
6. Inscription et effet de réel – Écriture psychique – M. le Zappeur – Psychodrame et indices de réalité
Troisième partie – Vertige de la création
7. Espace liminal, écriture maniaque – La part-mot, le liminal – L’écriture maniaque – L’œuvre-vie et la page blanche de Tristram Shandy
8. Tentation délirante et pensée imageante – Entre le rien et l’illimité – Filiation et “inengendrement” – La pensée créatrice d’images