Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci

En 1902 paraît le roman de Léonard de Vinci de Merejkovski. Freud a lu ce livre, l’a aimé, a reconnu en Léonard une personnalité éminemment contradictoire, un « être énigmatique » animé comme lui par un puissant « désir de savoir » et par une inlassable curiosité, proche de celle de l’enfant-chercheur. Quelques années plus tard, après avoir consulté les travaux les plus sérieux de l’époque, il compose à son tour son « roman psychanalytique ». Il y entreprend de résoudre l’énigme du cas Léonard et croit en trouver la clé dans le fameux « souvenir d’enfance », le seul qui ait été consigné dans les Carnets, en association avec des réflexions sur le vol des oiseaux.
La construction freudienne, d’abord saluée comm un tour de force, a été depuis contestée, notamment par l’historien de l’art Meyer Schapiro. Freud s’est effectivement trompé sur plus d’un point… Et pourtant, que d’avancées dans ce petit livre, que de trouvailles, même par la voie de l’erreur, quel lumineux portrait de Léonard et, dans une certaine mesure, de Freud lui-même !

Auteur : Sigmund Freud

Première parution en 1927
Traduit de l’allemand (Autriche) par Janine Altounian, André et Odile Bourguignon, Pierre Cotet et Alain Rauzy. Préface de J.-B. Pontalis.
Nouvelle édition en 1987.
Collection Connaissance de l’inconscient, Série Traductions nouvelles, Gallimard
Parution : 03-12-1987