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Clôture des inscriptions en présence à la Journée « Daniel Widlöcher, une idée du changement » Les inscriptions pour une transmission visio en direct est dorénavant possible. Contact et renseignements : lapf@orange.fr

Agenda

Daniel Widlöcher : une idée du changement

  • samedi 10 décembre 2022

Daniel Widlöcher nous a quittés le 14 décembre 2021. Il a déve- loppé, tout au long d’une œuvre majeure, un modèle reposant sur le langage de l’action, défendant la conception d’un fonctionnement psychique inconscient indépendant de toute forme de traitement […]

La tentation de l’oubli – La journée ouverte de l’APF de 2023 aura lieu exceptionnellement à Lyon

  • samedi 21 janvier 2023

En deux mots, talking cure, Freud opère une rupture épistémologique majeure dans le champ de la mémoire. La mémoire se pense alors à partir de l’oubli, le fonction- nement psychique à partir du refoulement, l’inscription de la trace à partir […]

L’APF à Nantes :
Vivons-nous sous la contrainte ?

  • samedi 01 octobre 2022

Ces trois journées APF de Nantes font suite à une série de conférences qui ont eu lieu les années précédentes aux salons Mauduit et aux Chantiers de l’Atlantique avec les membres de l’APF suivants : Jacques André, André Beetschen, Catherine Chabert, […]

La folie profonde de l’image

  • samedi 17 septembre 2022

Des visages verts aux yeux rouges : visions effrayantes qui hantent les nuits d’un garçon de douze ans rapportées par Freud dans L’Interprétation du rêve. Images insomniantes, terrorisantes, surfaces visibles où se projettent pêle-mêle le souvenir des traits d’un camarade de […]

Qui parle là ? • L’énigme de la langue maternelle

  • samedi 26 mars 2022

En présence de Dominique Suchet, présidente de l’APF, et de François Hartmann, secrétaire scientifique de l’APF. Intervenants Hélène Coulouvrat Françoise Dejour Nicole Oury École Normale Supérieure de Lyon Salle Descartes 15 parvis René Descartes, Lyon 7è arrondissement Métro Debourg Samedi […]

Détresse dans la civilisation (2022)

Détresse dans la civilisation… Serait-il de nouveau possible de mettre « civilisation » au singulier ? Pas celui d’une même Cité, mais celui d’une même planète. La menace du désastre écologique est à la source d’un nouvel universalisme… dont on se serait bien passé. Le confinement de la vie auquel contraint l’actuelle pandémie est à la fois une réalité mondialisée et comme l’augure d’une vie future restreinte.

Éditorial

« Le sentiment que nous éprouvons d’être des étrangers dans ce monde jadis si beau et si familier est la perturbation de notre rapport à la mort, tel que nous l’avions maintenu jusqu’ici. Ce rapport manquait de franchise. » écrit Freud en 1915, plus tard il aurait ajouté que cela concernait aussi notre rapport à la destructivité. L’envahissement par la Russie de l’Ukraine et la guerre qui y fait rage terrifie chacun d’entre nous, la  fragilité des acquis de la civilisation et la menace de son effondrement sous nos yeux avec l’inhumanité qui se déploie et que rien ne semble pouvoir arrêter, l’insensé  d’un rapport de force qui ne peut que se solder par un désastre de mort et deruine qui nous  demandera beaucoup de temps  pour le penser, tout cela a provoqué autant de désarroi que d’élans de solidarité.

Les psychanalystes comme tous les citoyens du monde démocratique font entendre leur indignation et s’engagent pour exprimer leur solidarité. La présidente de l’Association psychanalytique internationale, Harriet Wolfe et le président de la Fédération européenne de psychanalyse, Heribert Blass au nom des psychanalystes et  de leurs Sociétés ont  fait connaitre par communiqués leur condamnation de la guerre. Sur les sites de l’IPAhttps ://fr.ipa.world   et  de la FEP  https ://www.epf-fep.eu sont aussi donnés les liens qui permettent à chacun d’engager une aide humanitaire et d’urgence, de dons et d’assistance pour le peuple Ukrainien, et pour les pays limitrophes qui accueillent les réfugiés. L’Association psychanalytique de France dès le 23 février dernier, quand la menace se faisait plus précise et ébranlait notre incrédulité face à la violence et à la déshumanisation a manifesté son soutien à la présidente  de la société ukrainienne, Aleksandra Mirza, au président de la société de Moscow, Vitaly Zimin, et au président du Groupe psychanalytique de Moscou, Oleg Levin  qui s’étaient adressés à leurs collègues de la FEP quelques jours avant. Nous affirmions alors, en pensant à nos échanges psychanalytiques dans le cadre de la FEP, toujours riches et amicaux dans les différences, nos espoirs et notre foi dans le développement culturel comme seule chance de travailler contre la guerre et pour le pacifisme selon l’avis de Freud en 1932 dans un échange avec Albert Einstein. Quasiment tous les présidents des Sociétés européennes se sont  manifestés auprès d’eux.  En effet, les psychanalystes européens se sentent particulièrement solidaires  de leurs collègues des pays engagés dans le conflit armé. En Ukraine 17 psychanalystes sont membres  de l’IPA, 66 en Russie, 5 en Biélorussie.  Les collègues des pays frontaliers de l’Ukraine (un collègue en Moldavie, 21 en Roumanie, 63 en Pologne, 51 en Hongrie et 3 en Slovaquie) ont fait connaitre leur disponibilité et leur solidarité envers les réfugiés ukrainiens mais aussi leur besoin de  soutien.

Depuis lors la guerre se déchaine et fait rage ; les annonces de cessez-le-feu sont démenties par les faits les plus effroyable. Et parallèlement de nombreux messages sont échangés entre psychanalystes, des marques de sympathie sont exprimées, tout en restant néanmoins attentifs aux risques que nous pourrions faire courir à nos collègues en difficulté, particulièrement nos collègues russes.

Quand le Conseil de l’APF a décidé de verser un don à la Société ukrainienne pour le soutien des analystes et analystes en formation de leur  société,  il a choisi de le faire par l’intermédiaire du fond d’urgence de la FEP. Transiter par la FEP, il nous a semblé qu’à l’heure où la barbarie tend à vouloir isoler, disloquer, éloigner et déchirer, nous voulions exprimer de cette manière notre sentiment d’appartenance et de proximité, et la structure de la Fédération européenne, exclusivement scientifique et de recherche est une chance qui nous l’a permis : se tenir ensemble face à la destructivité en l’homme révèle aussi le fort besoin de trouver le Nebenmensch dont la vie a besoin.

Et puis il y a le travail, les réflexions, et sûrement il est trop tôt, mais nous gardons l’espoir de poursuivre avec nos collègues des deux bords, pris dans des conflits de nature différente mais redoutables de ces pays en guerre, une pensée sur cette désillusion phénoménale causée par la guerre et la barbarie et sur l’espoir tout aussi farouche qu’elle  réveille.

L’activité scientifique s’en trouve affectée. Le dernier numéro de notre Revue, Le Présent de la psychanalyse dont le titre est Détresse dans la civilisation fait écho à cette interrogation sur la nature du progrès. On y interroge notre humaine et culturelle inaptitude à l’autoconservation  qui  précipiterait l’humanité vers un désastre, et l’inquiétude écologique en témoigne. Mais la violence  n’est pas seulement celle d’une nature qui se retournerait contre son démiurge, l’homme et son désir de  maitrise, elle reste fichée dans le cœur de l’humain où la barbarie dont il peut  faire preuve ne cesse de nous troubler.

Au cours de la journée ouverte de l’APF à Lyon en mars, sur le thème « Qui parle là ? L’énigme  de la  langue maternelle », cette question est venue : comment, ce progrès invraisemblable que l’humain accomplit avec le langage, cet acte de culture primordial, s’acquitte-t-il de la violence et de la sauvagerie du sexuel ?  Comment un narcissisme promoteur de haine peut-il alors trouver refuge dans les replis des petites différences, quand la langue maternelle devient le bien le moins partageable ?

En ce temps de guerre qui nous bouleverse, qui nous engage, et surtout trouble nos croyances, notre illusion peut être, dans le progrès  de la culture, la guerre qui est, nous dit Freud, « la contradiction la plus criante des positions psychiques que le progrès  de la culture impose », nous ne pouvons que réaffirmer, et une Association psychanalytique se doit de le faire, que tout ce qui promeut le développement culturel travaille du même coup contre la guerre. Mais la victoire est incertaine et Freud, le psychanalyste, conclut ce texte pessimiste par une sorte de pari que nous faisons bien souvent nôtre : « Et il faut s’attendre à ce que l’autre des deux « puissances célestes », L’Eros éternel, fasse un effort pour s’affirmer dans le combat contre son adversaire tout aussi éternel ».reddit replicas hublot watches are able to meet the needs in engineering,sports and moreover business.luxury https ://richardmillereplica.is/ worksmen owners determined.craftsmen relentlessly picked up the production of cheap replica versace.luxury https ://www.stellamccartneyreplica.ru is invariably headed by fine quality.swiss freepho.to is effortless to control and easier understand.

Dominique Suchet