Lettres vives D. W. Winnicott – Traduction

Après les Conversations ordinaires avec les uns et les autres, voici les Lettres vives, près de cent cinquante, adressées à quelques-uns : Mme Klein, Mlle Freud, le docteur Lacan, Bion et Balint, Jones et Strachey, mais aussi une fabricante de poupées, le rédacteur en chef du Times ou encore, en 1938, Mrs Neville Chamberlain pour qu’elle demande à son Premier ministre de mari s’il n’est pas secrètement antisémite.
On y découvre un Winnicott bien différent de l’image que certains ont de lui en le croyant tout occupé de « maternage » : un Winnicott qui ne ménage pas ses interlocuteurs, qui sait être à la fois intransigeant et chaleureux, luttant bec et ongles contre les dogmes et les clans, un homme foncièrement droit qui prend toujours parti – et avec quelle vigueur, quelle spontanéité ! – pour ce qu’il y a de vivant et de créatif en chacun.
Lettres vives où alternent l’humour et la colère, la tendresse et la fermeté, toutes d’une surprenante fraîcheur. Chaque lecteur pourra s’en sentir le destinataire. Nous sommes tous des correspondants de Winnicott.

Auteur : Michel Gribinski

Collection Connaissance de l’inconscient, La psychanalyse dans son Histoire, Gallimard.
Parution : 22 février 1989