Lectures et portraits D. W. Winnicott – Traduction

Winnicott, critique de ses collègues et leur portraitiste : avec sa vivacité, son besoin d’entrer en contact avec le lecteur, Winnicott croque – c’est plus d’une fois le cas de le dire – l’auteur dont il parle, le fait apparaître en personne. Chacune de ses « lectures » est aussi un « portrait » et, en sens inverse, les portraits qu’il lui arrive de tracer introduisent aux travaux de l’auteur évoqué. Le propos est toujours direct : Winnicott dit ce qu’il pense. ll ne déguise pas son intention lorsqu’il veut « tuer la tendance » de tel article ou lui « déclarer la guerre » ; il ne maquille pas sa critique lorsqu’il conseille à l’auteur d’un livre de changer un mot (un seul, les autres vont bien) qui ne va vraiment pas et qui… donne son axe à la recherche et son titre au livre. Tel autre livre se lit-il aisément ? C’est grâce à l’effort typographique consenti par l’éditeur… Terrible Winnicott, libre et drôle, et émouvant quand il rend hommage à un analyste pour qui il a éprouvé cette chose intime, presque secrète, qu’est le respect. Le portrait de fond est bien celui de Winnicott lui-même, body and soul

Auteur : Michel Gribinski

Collection Connaissance de l’inconscient, Gallimard.
Parution : 15 mars 2012.