Miguel de Azambuja


Et puis, un jour, nous perdons pied

Voici le livre d’un psychanalyste qui ne prétend ni renouveler la métapsychologie freudienne ni fabriquer de nouveaux concepts. Son auteur a préféré nous inviter à l’accompagner dans sa promenade incertaine. Avec lui nous devenons des « détectives flâneurs ».
En cours de route, nous rencontrons Icare et le tableau de Bruegel : l’envol et la chute – c’est un des thèmes du livre –, mais aussi des héros de l’Iliade comme Achille et Hector, et, plus surprenant, des personnages de films, de dessins animés, de récits de science-fiction, ou des écrivains chers à l’auteur comme Cortázar, Walter Benjamin, Sebald.
« Je pense à ceci », « Cela me fait penser à… » : la pensée avance sur un mode associatif, non linéaire, et du coup suscite chez le lecteur d’autres associations.
Freud n’est pas absent – ce qu’il nous a appris sur la fonction de l’idéal, sur le deuil, la perte, la douleur – ni les séances d’analyse quand le sol se fissure et semble trembler sous nos pieds.
La légèreté et la gravité peuvent aller de pair, souvenons-nous de la démarche, proche de la danse, de Gradiva, pour peu que le style de l’écrivain, à la fois délicat et ferme, soit au rendez-vous.

Collection Bibliothèque de psychanalyse, Série Tracés Gallimard.
144 pages. ISBN 978 2 07 012871 6. Parution : 25-03-2010


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