Marie Moscovici


L’ombre de l’objet

Sur l’inactualité de la psychanalyse

La psychanalyse, dit-on, serait sur son déclin. Comme si, cinquante ans après la mort de Freud, l’essentiel de son message avait fait son temps. La communauté elle-même est ébranlée : certains ne rêvent-ils pas d’une psychanalyse sans analyse, d’où l’inconscient, enfin, serait évacué ?

« L’ombre de l’objet est tombée sur le moi », écrit Freud  pour qualifier la mélancolie. La mélancolie dont il est ici question est celle d’une génération d’orphelins qui ne parvient pas à endosser l’héritage des fondateurs. Relisant Freud et Winnicott, Marie Moscovici laisse apparaître en filigrane l’espace occupé par Lacan dans l’état d’esprit des psychanalystes de tous bords.

Collection La librairie du XXe siècle, Seuil.
Parution : 1er janvier 1990


Il est arrivé quelque chose

Approches de l’événement psychique

« L’événement psychique, c’est ici ce qui désigne les phénomènes ténus, indistincts, inclus dans le courant de la vie, d’une séance d’analyse, ou encore de la pensée, et qui ne prennent statut d’événement qu’une fois extraits du flux par la perception, l’écoute, et la pensée se retournant sur son propre mouvement. Qu’une fois nommés. Le livre s’ouvre sur une analyse des processus de pensée sous l’angle de leur enracinement dans la vie sexuelle. C’est à partir de là qu’est abordée la question des sources et des suites de la parole, des mots, de la nomination, dans la pratique et la théorie psychanalytiques. Le fil conducteur du livre se dégage au cours de la troisième partie, où est réexplorée l’hypothèse de la représentation de la fonction paternelle comme ressort de la théorisation en psychanalyse : débat sur le meurtre du père, sa construction d’événement, la nature de sa mémoire. » ( Pierre Fedida )

Collection Psychanalyse, Ramsay.
Parution : 13 février 1989.
Réédition Petite bibliothèque Payot, 1991


Psychanalyse et anthropologie Géza Róheim – Traduction

Pour Róheim l’universalité du complexe d’Œdipe ne saurait être mise en doute. Confronté aux anthropologues « culturels », il résume ainsi sa position : « Selon certains anthropologues, si tout le monde a un complexe d’Œdipe, tout le monde est semblable. C’est une nouvelle erreur. Tout le monde a un corps, donc tous les êtres humains sont semblables. Chacun est d’abord un bébé, puis un enfant, puis un adulte, chacun vieillit et finalement meurt, donc tous les êtres humains sont semblables. Étrange inconséquence ! Tous les êtres humains sont semblables à un certain niveau, et différents à d’autres. Cela dépend simplement de ce qu’on cherche, l’universel ou le particulier. »

Collection Connaissance de l’inconscient, Gallimard.
Parution : 24 novembre 1967


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