J.-B. Pontalis


Marée basse marée haute

« Chaque été, je passe mes vacances au bord de la mer – c’est une nécessité pour moi – et chaque jour je consulte l’horaire des marées. Basse mer, pleine mer, marée basse, marée haute, marée montante, marée descendante, grande marée. Ces mots, à eux seuls, me donnent à rêver.
Quand la mer se retire, je vois des estivants, parents et enfants, s’avancer sur la plage qui s’allonge mètre après mètre jusqu’à rendre la mer au loin à peine perceptible, elle se confond avec le ciel. Ils vont à la recherche de coquillages.
Je me dis que ces coquillages, ces coques, ces palourdes, ces moules en grappes, ces bouts de bois rongés par le sel marin, ces morceaux de corde tombés d’un bateau de pêche, figurent ce qui est déposé dans ma mémoire : de petits restes – comme ils me sont précieux ! – qui seront tout à l’heure recouverts par la marée haute mais qui réapparaîtront, ceux-là ou d’autres, quand la mer de nouveau se retirera.
Marée basse, marée haute, cette alternance est à l’image de ma vie, de toute vie peut-être.
La vie s’éloigne, mais elle revient. »

Collection Blanche, Gallimard.
Parution : 26 avril 2013.


Freud avec les écrivains

« À l’origine de ce livre un projet partagé par les deux auteurs : montrer ce que la psychanalyse et tout particulièrement son fondateur, qui a toujours quant à lui reconnu sa dette, devaient à la littérature.
Par des voies assurément différentes, voire divergentes, par des procédés qui sont propres à chacune d’elles, littérature et psychanalyse ne visent-elles pas un même objet, à savoir rendre compte de la complexité de l’âme humaine, déceler ce qu’il y a en elle de conflictuel, de troublant, d’obscur ? Mais dans l’obscur au moins est-il possible d’apporter quelques lumières. Dans l’exploration des terres inconnues, des terres étrangères, au moins est-il possible de s’aventuer sans s’y perdre.
Nous avons porté notre attention exclusivement sur des auteurs qui ont incontestablement marqué Freud. Certains qu’il n’a pu que lire – Shakespeare, Goethe, Schiller, Heine, Hoffmann, Dostoïevski –, d’autres qui furent ses contemporains, qu’il a rencontrés, avec lesquels il a correspondu – Stefan Zweig, Arthur Schnitzler, Romain Rolland, Thomas Mann.
Nous avons souhaité consacrer quelques pages à Freud écrivain – « Freud avec Freud » en quelque sorte –, car, ne l’oublions pas, il ne s’est pas contenté d’écouter, sa vie durant, ses patients, d’interpréter leurs rêves et de déchiffrer leurs symptômes, il n’a cessé, sa vie durant aussi, d’écrire – des livres, des articles, d’innombrables lettres. » Edmundo Gómez Mango, J.-B. Pontalis.

Auteurs : Edmundo Gómez-Mango, J.-B. Pontalis

Collection Connaissance de l’inconscient – Tracés, Gallimard.
Parution : 25 octobre 2012


Le laboratoire Central

Le laboratoire Central – ce titre est un hommage à Max Jacob – réunit neuf entretiens et exposés (entre 1970 et 2012), introuvables ou inédits, sur la psychanalyse, ses rapports avec la littérature et, en arrière-fond, avec les multiples pouvoirs (ou pseudo-pouvoirs) qu’elle exerce et qui sont toujours prêts à la dénaturer.
Au-delà de ses objets explicites, le « laboratoire central », c’est l’entretien que le psychanalyste a avec ses patients, avec ses collègues et avec lui-même, quand il applique, souvent à son insu, le conseil sartrien de penser contre soi.
Au cours d’échanges aussi vigoureux que généreux, J.-B. Pontalis met cent fois sur le métier l’ouvrage d’une réflexion qui a traversé le dernier demi-siècle, et n’a cessé de compter bien au-delà du cercle des psychanalystes. Une pensée qui n’existe pas sans l’œuvre en silence de la langue, sans la mélancolie du langage, sans son charme, et donne au lecteur la possibilité d’un entretien secret avec lui-même.

Collection penser/rêver, éditions de l’Olivier.
Parution : 11 octobre 2012


Avant

« Quand il nous arrive de dire « C’était mieux avant », sommes-nous des passéistes en proie à la nostalgie d’une enfance lointaine, d’une jeunesse révolue, d’une époque antérieure à la nôtre où nous avons l’illusion qu’il faisait bon vivre ? À moins que cet avant ne soit un hors-temps échappant au temps des horloges et des calendriers.
Je me refuse à découper le temps.
Nous avons, j’ai tous les âges. »
J.-B. Pontalis.

Collection Blanche, Gallimard.
Parution : 12 janvier 2012.
Réédition : Folio, Gallimard, 29 août 2013


Un jour, le crime

Au commencement était l’acte. Cet acte était la mise à mort du père selon Freud, du frère selon la Bible.
Ce commencement est sans fin.
Nous aurons beau nous écrier : « Plus jamais ça ! », les faits ne cesseront de nous démentir, de montrer la vanité de nos cris. Les faits sont têtus, disait cet entêté de Lénine.
La violence est souveraine. Partout, dehors, visible, étalée au grand jour. Partout, dedans, cachée, tapie dans l’ombre d’où elle est prête à surgir.
La passion meurtrière, qu’elle soit collective ou individuelle, la rage de détruire, l’amour de la haine ne connaissent pas de limites. Face à la démesure, nos instruments de mesure sont défaillants.

Collection Blanche, Gallimard.
Parution : 12 janvier 2011.
Réédition : Folio, Gallimard, 6 septembre 2012


En marge des nuits

« Ce livre fait écho à En marge des jours paru en 2002. Comme lui il est composé de fragments, comme lui il a trouvé son point de départ dans de brèves notes que j’inscris parfois dans mes “ Cahiers privés ”. Mais ici sont évoqués ce que Victor Hugo dans Choses vues appelait des “ événements de la nuit ” : des rêves qui redonnent vie aux amis disparus, des rencontres qui, même si elles ont lieu le jour, ont quelque chose d’insolite, des moments d’inquiétante étrangeté où notre identité vacille, ou encore ceux où l’on se demande : “ Qu’est-ce que je fais là ? ”
La présence de la mort à venir va de pair avec l’attrait pour la vie, avec l’inlassable curiosité qui anime l’enfant avide d’explorer ce qui l’entoure. À cet enfant je donne un nom : Alice. »
J.-B. Pontalis.

Collection Blanche, Gallimard.
Parution : 4 mars 2010.
Réédition : Folio, Gallimard, 8 septembre 2011


Le songe de Monomotapa

L’amitié : comment elle naît, puis se tisse, se renforce et parfois se dissout d’elle-même ou s’achève par une rupture ?
Les amitiés : il en est qui traversent le temps, d’autres qui sont éphémères et pourtant intenses.
En une vingtaine de courts chapitres, alliant réflexion et histoires personnelles, ce livre, qui tient à la fois du roman et de l’essai, tente de cerner le rôle de l’amitié. Nous sert-elle à nous protéger des tourments de l’amour ?
Si l’on en croit La Fontaine, « un ami véritable est une douce chose ». Mais existe-t-il ailleurs qu’au pays imaginaire du Monomotapa ?

Collection Blanche, Gallimard.
Parution : 5 février 2009.
Réédition : Folio, Gallimard, 30 septembre 2010


Elles

Celle qui échappe, celle qui s’accroche, les passantes, les étrangères, les séductrices, les séduisantes, Nausicaa, la Gradiva, Mademoiselle Albertine, Madame de S., la femme de Putiphar, Lady Chatterley, la sultane, la recluse, l’éplorée, l’inconnue. Passions dévorantes, chastes amours, séparations, déclins.
Une succession de courts récits qui se font écho et qui disent tous le bonheur et la douleur d’aimer.
« Je m’en serai fait, du cinéma ! »

Collection Blanche, Gallimard.
Parution : 27 avril 2007.
Réédition : Folio, Gallimard, 9 octobre 2008


Passé présent

Dialoguer avec J.-B. Pontalis

« Il y a dans l’absence, même si nous parvenons à en faire une nouvelle forme de présence, quelque chose de la perte qui demeure. Il y a de l’inconsolable, de l’irrémédiable, de l’ineffaçable. Ce qui n’interdit pas l’espoir. Ce n’est pas nécessairement d’un objet perdu à retrouver ou à trouver qu’il est question. Si c’était du temps ? Notre histoire, notre temps est discontinu et nous aimerions en assurer la continuité qui serait aussi celle de notre identité. Nous aspirons à ce temps qui ne passe pas, à ce Zeitlos, cet a-temporel qui est celui de l’Inconscient et que l’analyse nous fait approcher : un passé présent. »

Six auteurs en quête de J.-B. Pontalis, le temps d’un dialogue.

Auteurs : J.-B. Pontalis, Jacques André, Jean-Philippe Dubois

Avec Françoise Coblence, Jeffrey Mehlman, Patrick Miller, Hélène Parat.
Collection Petite bibliothèque de psychanalyse, PUF.
Parution : 2 avril 2007


Frère du précédent

« Quand le second est né, le premier s’est écrié : “ Comme il est moche ! ”
Le premier faisait rire la mère, le second jamais.
Du premier, on disait qu’il était nerveux, du second qu’il était quasiment muet.
Quand le second eut quinze ans, le premier lui fit découvrir la littérature.
Quand, à la même époque, ils vont se promener ensemble dans la ville, il n’y a plus de premier et de second. Ils diffèrent l’un de l’autre mais portent tous les deux la même canadienne. C’est l’hiver, l’air est vif, ils marchent d’un bon pas.
Le cadet vient de retrouver quelques lettres qu’il a reçues de l’aîné. Certaines débordent d’affection, d’autres sont pleines de fiel. »

Collection Blanche, Gallimard.
Parution : 6 avril 2006.
Réédition : Folio, Gallimard, 11 octobre 2007


Le dormeur éveillé

« L’homme qui dort se nomme Constantin. C’est un Empereur romain, un conquérant, un guerrier sans merci. Son sommeil paraît paisible, bien qu’il doive livrer bataille le lendemain… À côté de l’homme qui dort, un tout jeune homme assis. Un serviteur sans doute, qui n’a pas de nom. Une sentinelle, mais qui s’abandonnerait à sa propre rêverie. Il est le dormeur éveillé. Sa tête penchée s’appuie sur sa main. Cette scène représentée par Piero della Francesca se situe à la frontière de la nuit et de l’aube, du sommeil et de l’éveil, du songe et de la rêverie…
Le livre dont j’écris ici les premières lignes, j’aimerais qu’il devienne quelque chose comme une mémoire – donc une fiction – rêveuse, qu’il soit une traversée d’images, de souvenirs, d’instants, qu’il ressemble à la rêverie à laquelle s’abandonne le dormeur éveillé, avant que l’excès de clarté n’y mette fin. Il sera bien temps alors d’affronter le jour. »
J.-B. Pontalis.

Collection Traits et portraits, Mercure de France.
Parution : 2 septembre 2004.
Réédition : Folio, Gallimard, 6 avril 2006


Traversée des ombres

« Il nous faut croiser bien des revenants, dissoudre bien des fantômes, converser avec bien des morts, donner la parole à bien des muets, à commencer par l’infans que nous sommes encore, nous devons traverser bien des ombres pour enfin, peut-être, trouver une identité qui, si vacillante soit-elle, tienne et nous tienne. »
J.-B. Pontalis.

Collection Blanche, Gallimard.
Parution : 2 octobre 2003.
Réédition : Folio, Gallimard, 20 octobre 2005


Le mal

Le mal a-t-il une raison ? Y a-t-il des raisons au mal ? Pendant des siècles la question a motivé la réflexion philosophique, théologique et morale. Mais aujourd’hui ? Historiens, théologiens, spécialistes de l’art ou de la littérature, psychanalystes s’interrogent ici : peut-on se contenter de la « banalité du mal » avancée par Hannah Arendt, dans une expression rarement comprise et depuis lors devenue un banal lieu commun ? Doit-on chercher au mal des raisons individuelles, sociologiques, psychologiques, comme si nul n’était méchant volontairement ? Ne serait-ce pas plutôt, comme l’indiquait Sartre, que certains hommes ont besoin d’infliger du mal pour se sentir exister ?
Il sera donc question, entre autres sujets, de Méduse, de l’Inquisition, de Diderot et de Baudelaire, de la lèpre et du crime, du mauvais œil et de la mauvaise langue comme de la mauvaise graine, et de l’extermination des rats…

Avec Bertrand d’Astorg, Maurice Bellet, Alain Boureau, Jean Clair, Monique David-Ménard, Muriel Djéribi-Valentin, François Gantheret, André Godin, Edmundo Gómez Mango, André Green, Jean-Michel Labadie, Claude Lanzmann, Jean Ménéchal, Max Milner, Michel de M’Uzan, Geneviève Pichon, Jean Pouillon, Jenny Renaud.
Collection Folio Essais, Gallimard.
Parution : 24 avril 2002


En marge des jours

« Ne pas dater ces fragments. Ils sont pour moi en marge du temps qui passe, de la chaîne du temps. Même quand ils évoquent une circonstance, une rencontre, une lecture d’autrefois, ces circonstances, rencontres, lectures sont mon présent.
Je sors ces fragments des marges de ma mémoire, elle-même fragmentée, lacunaire, pour les porter non au centre – personne n’a en lui de centre ou du moins ce centre introuvable n’occupe jamais le même lieu –, mais pour qu’ils viennent au jour du vif aujourd’hui. »
J.-B. Pontalis.

Collection Blanche, Gallimard.
Parution : 27 février 2002.
Réédition : Folio, Gallimard, 2 octobre 2003


L’espace du rêve

« Les hommes rêvaient bien avant qu’il n’existât une psychanalyse. »
C’est Freud qui nous engage à ne pas oublier cette évidence. Avant d’être objet d’interprétation, le rêve est expérience subjective ; corps avant d’être langage. Même si nous connaissons les mécanismes de sa poétique, il reste poésie.
Le titre du chapitre qui ouvre ce recueil comme de celui qui le clôt se trouvent, après coup, préciser notre intention : n’est-ce pas entre La vision de la dormeuse et le Parler à l’analyste que se déploie l’espace du rêve tel que la psychanalyse le découvre et s’y aventure ?
L’entrecroisement des chapitres n’est pas l’effet d’un parti pris, d’une thèse préconçue. S’il arrive qu’ils se répondent l’un à l’autre, c’est précisément comme, en analyse, un rêve qui sait répondre à un autre rêve pour le prolonger, ou pour le contredire.

Avec Sarane Alexandrian, Didier Anzieu, André Bourguignon, Roger Dadoun, Pierre Fédida, André Green, Alexander Grinstein, Otto Isakower, Masud Khan, Jean-Claude Lavie, Bertram D. Lewin, Roger Lewinter, Guy Rosolato, Ella Sharpe, Howard Shevrin, Jean Starobinski et de Serge Viderman.
Collection Folio essais, Gallimard.
Parution : 14 mars 2001


L’amour de la haine

Nous sommes trop enclins à penser la haine dans son opposition à l’amour, voire à fonder ce couple d’opposés sur le dualisme des pulsions de vie et de la pulsion de mort. La notion d’ambivalence est alors hâtivement appelée à la rescousse : l’amour cacherait la haine, la haine un amour fou. En ce mélange des contraires, l’ambivalence perd de sa vigueur conceptuelle, et s’estompe le visage de la haine, comme d’ailleurs celui de l’amour.
Parler d’amour de la haine provoque la pensée à se saisir de la question de la haine là où elle se pose le plus vivement, là où haïr paraît être une exigence impérieuse, une condition vitale. Certains individus, certaines collectivités, à tel moment de leur histoire, semblent bien n’être animés que par un besoin de haïr. On dirait qu’ils n’aiment plus qu’une chose : leur haine.
Enfin, invoquer un amour de la haine nous retient d’assimiler hâtivement haïr et détruire, haine et meurtre. La haine n’exige-t-elle pas la présence et la permanence de son objet ?

Avec Didier Anzieu, Claude Barrois, Alain Boureau, Antoine Compagnon, Albert Crivillé, Roger Dorey, Pierre Fédida, Michèle Fogel, François Gantheret, Christian Jouhaud, Masud Khan, Claude Lanzmann, Margaret I. Little, L.E. Prado de Oliveira, Jean-Claude Rolland, Michel Schneider, Harold Searles.
Collection Folio essais, Gallimard.
Parution : 14 mars 2001


L’enfant

La référence dans la psychanalyse à l’enfant et à l’infantile va tellement de soi que l’interrogation peut paraître étrange : la psychanalyse n’est-elle pas dans son principe même, dans sa théorie comme dans sa pratique, animée tout entière par la « croyance » toujours confirmée que ce que nous appelons « adulte » est de part en part modelé par les conflits, les traumatismes, les fantasmes, les désirs de l’enfant ? Régression, fixation, répétition, refoulement, transfert, pas un concept freudien qui ne fasse appel à la survivance active de l’enfant en nous. Et pas un analyste qui, sous la plainte actuelle de son patient, ne cherche à entendre la détresse de l’enfant et sa jouissance secrète.
Il s’agit ici de dire l’effet produit sur les analystes par la rencontre avec l’enfant, de reconnaître l’effet-enfant. Car la psychanalyse qui ne percevrait plus chez l’enfant la forme sensible et permanente du point d’interrogation, cette psychanalyse-là n’énoncerait plus rien que le point final.

Avec Philippe Ariès, Nicole Berry, Anne Bouchart Godard, Bertrand Cramer, Nathalie Daladier, Michèle David, Geneviève Delaisi de Parseval, Fernand Deligny, René Diatkine, Nadine Fresco, François Gantheret, André Green, Martha Harris, Paula Heimann, Jean Héroard, Hélène Himelfarb, Masud Khan, Jean-Michel Labadie, Suzanne Lallemand, Josée Manenti, Danielle Silvestre, Daniel Widlöcher.
Collection Folio essais, Gallimard.
Parution : 7 février 2001


Fenêtres

Oublions un instant que J.-B. Pontalis est le co-auteur du célèbre Vocabulaire de la psychanalyse. Ce qu’il nous propose aujourd’hui est un vocabulaire privé, un lexique à usage personnel, une invitation à en fabriquer un pour soi, le plus intime.
Ici, il fait davantage confiance à la rêverie qu’au discours maîtrisé. Il commence par un éloge des fenêtres et conclut par celui des clairières. Des pensées, des moments, des rencontres sont évoqués sous la forme d’images venues du rêve, de mots venus du divan et souvent de brèves histoires qui sont autant de petits romans : vieille dame qui a perdu sa mémoire, l’homme fâché avec ses organes, le nom d’une fleur, une dormeuse, un livre dont une phrase vous a saisi. C’est la saveur de l’enfance, le souvenir et l’oubli, le goût de vivre et le chagrin, des larmes aux sanglots.
À chaque page, on s’étonne d’une telle précision pour rester au plus près du sens, sans sacrifier l’émotion, la sensibilité, la nostalgie d’un « pays natal » à jamais introuvable.

Collection Blanche, Gallimard.
Parution : 4 janvier 2000.
Réédition : Folio, Gallimard, 23 janvier 2002


La force d’attraction

Trois essais de psychanalyse

Trois essais : le premier porte sur le rêve, ou plutôt le « rêver », à partir d’un roman insolite ; le second sur le transfert, ou plutôt les transferts, à partir de Freud ; le troisième, à partir d’une expérience personnelle, sur l’attrait qu’exerce les mots. Trois figures de l’altérité, de notre étranger intime, qui disent la force d’attraction qu’exerce sur nous la chose même, à jamais hors d’atteinte. Ce livre pourrait avoir pour épigraphe le conseil donné jadis par le peintre Caspar David Friedrich : « Clos ton œil physique afin de voir d’abord avec l’œil de l’esprit. Ensuite fais monter au jour ce que tu as vu dans la nuit. »

Collection Points Essais, Le Seuil.
Parution : 9 novembre 1999


L’enfant des limbes

« Pour quel obscur motif ce mot Limbes dont je prolonge la première syllabe et qui paraît se tenir à mi-chemin entre le clair et le sombre exerce-t-il sur moi un tel attrait ? Souhaiterais-je séjourner dans le limbe des enfants ? N’aimerais-je que les pensées à l’état naissant qui se refusent à être cernées ? Serais-je épris de ces rêves qui tiennent lieu de réalité ? Ne serais-je touché que par ceux qui n’ont pas une identité bien assurée, qui ne sont pas ce qu’ils sont ou croient être, et alors les femmes, plus que les hommes, seraient ces êtres-là, incertains, insaisissables, celles qu’on ne saurait baptiser, celles qui seraient toujours en attente d’on ne sait trop quoi ? »

Éditions Gallimard.
Parution : 22 septembre 1998.
Réédition : Folio, Gallimard, 10 janvier 2001


Ce temps qui ne passe pas

suivi de Le compartiment de chemin de fer

« Quel est l’enseignement que nous délivre la psychanalyse – je veux dire l’expérience,  l’épreuve de l’analyse ou, ce qui revient au même, l’épreuve de l’étranger – au point qu’on peut le tenir pour son enseignement principal et peut-être le seul ? C’est que le temps ne passe pas. »
Voilà ce que ce livre voudrait rendre sensible plutôt que justifier par des arguments et des preuves. Divisé en trois sections – Temps autre et autre temps, MouvementsIncarnations –, il se propose d’expliciter la fameuse et énigmatique affirmation freudienne selon laquelle l’inconscient ignore le  tout comme nos mémoires n’ont pas d’âge –, ou encore ce que Pascal Quignard a décrit sous le nom d’une « cinquième saison » échappant au temps mesuré de nos calendriers.
L’ouvrage se conclut par un centon composé entre autres d’extraits de romans et de nouvelles : Le compartiment de chemin de fer, l’auteur voyant dans le compartiment, ce « huis clos éphémère » aujourd’hui en voie de disparition, la métaphore la mieux à même d’évoquer ce qui arrive, s’échange, se rêve, s’invente dans le cabinet de l’analyste.

Collection Connaissance de l’inconscient, Tracés, Gallimard.
Parution : mars 1997.
Réédition : Folio Essais, 2 octobre 2001


Un homme disparaît

« L’autobus vert est arrivé, celui qui va à la Bastille, s’arrête au Père-Lachaise, a son terminus place Gambetta. L’homme monte, après un moment d’hésitation. Les portes en accordéon se referment. Il disparaît parmi les passagers, avec un singulier sourire, comme s’il voulait, lui dont je jurerais qu’il ne possède rien, se faire du premier venu un ami avant de le quitter, ce sourire en retrait de ceux qui partent, sont déjà ailleurs, un sourire dont j’aimerais croire qu’il s’adresse à moi, qui reste là, en arrêt, sur un trottoir mouillé de pluie.
Pourquoi ne l’ai-je pas suivi ?
Soudain toute la ville n’est plus comme lui qu’un fantôme. »

Collection Blanche, Gallimard.
Parution : 3 janvier 1996.
Réédition : Folio, Gallimard, 2 octobre 1998


Perdre de vue

Le plus insupportable dans la perte, serait-ce la perte de vue ? Annoncerait-elle, chez l’autre, l’absolu retrait d’amour et, en nous, l’inquiétude d’une infirmité foncière : ne pas être capable d’aimer l’invisible ?
Telle est la question que déploie ce livre qui s’ordonne selon trois axes. Il décrit d’abord quelques formes du refus de la perte – de l’apathie à la réaction thérapeutique négative en passant par l’amour de la haine. Il analyse ensuite les modalités de la croyance pour reconnaître l’essence « profane » de la psychanalyse. Il insiste enfin sur la mélancolie active du langage qui, en s’éloignant du visible, porte en lui la défaite du culte de l’image. Les chemins empruntés sont divers. Le lecteur y rencontre le doux Oblomov et la Gradiva rediviva, Sartre et André Breton, Freud et Winnicott, le curieux oiseau de Léonard et les mots incertains de l’autobiographie.
Si la psychanalyse est ici tout au long présente, ce n’est pas comme regard théorique mais à l’horizon, à perte de vue : là où nos yeux ne pouvant plus rien saisir transmettent leur trouble à la pensée.

Collection Connaissance de l’inconscient, Gallimard, 1988.
Réédition : Collection Folio Essais, Gallimard, 10 novembre 1999


L’amour des commencements

Les chambres closes d’où filtrent des odeurs bizarres et le cabinet de l’analyste où la parole se trouve en se perdant. Le cahier noir où vient échouer l’amour et le coup de téléphone d’une vieille dame. La villa des grandes vacances, ses jeux et ses rites que la mort vient troubler. La rencontre avec Sartre en classe de philosophie et celle avec Lacan dix ans plus tard. Le Cours H honni et le lycée bien-aimé. Les villes étrangères. Les petits métiers.
Autant de lieux et d’événements évoqués ici dans le désordre de la mémoire – « C’était quand déjà ? » – et sous l’influence du présent. Autant de séparations et de commencements que trace et retrace le mouvement inachevé des mots, eux-mêmes  séparation et parfois commencement.

Éditions Gallimard, 1986.
Réédition : Folio, Gallimard, 15 mars 1994


Fantasme originaire, fantasmes des origines, origines du fantasme

Quel est le statut du fantasme ? Qu’est-ce qui assure son lien électif avec la sexualité ? Quelle fonction joue donc le concept d’origine ?
Telles sont quelques-unes des questions que les auteurs du Vocabulaire de la Psychanalyse déploient ici à travers une lecture originale de Freud qu’ils complètent par les récents développements de la psychanalyse sur ces sujets.

Auteurs : Jean Laplanche, J.-B. Pontalis

Collection Pluriel, Hachette, 1985.
Rééditions : 1998, 2010


Loin

Ce récit retrace l’expérience d’un dépaysement. Une ville étrangère en est le lieu : Mymia, où le narrateur, un jeune homme, est « en poste ». Des femmes en sont l’instrument : Alix et Angèle, et d’autres, venues de plus loin, du temps immémorial de l’enfance.
Le dépaysement est d’abord vécu dans l’allégresse, un sentiment de vacance et de légèreté. Il vire progressivement au malaise, à la dépossession de sol, à l’exil. Les séjours, réels ou imaginaires, dans la maison natale sont également marqués par le « loin ».
Loin dit aussi l’éloignement du temps. C’est plus de vingt ans après l’épisode de Mymia que le héros s’en fait le narrateur. Il rouvre ainsi à son insu une plaie qu’il croyait fermée.
Le récit linéaire se brise discrètement au fur à mesure que le mal gagne.

Collection Blanche, Gallimard.
Parution : 23 janvier 1980.
Réédition : Folio, Gallimard, 23 janvier 1992


Entre le rêve et la douleur

Ce livre explore les principales modalités de ce que Freud, dans une de ses toutes premières définitions de la psychanalyse, a appelé le « royaume intermédiaire ». Autant de variantes de l’entre-deux : entre le masculin et le féminin, entre le savoir et le fantasme, entre l’enfant et l’adulte, entre le mort et le vif, entre le hors de soi et la présence à soi.
La vie psychique est ici décrite comme oscillant entre deux pôles : l’expérience du rêve, cet événement de la nuit d’où peut naître la parole, et la connaissance de sa douleur qui fait silence ou cri.
Quinze études où s’écrit le trajet d’une pensée qui se fient moins dans l’abri d’une théorie constituée qu’aux confins de l’analysable.

Collection Tel, Gallimard, 1977.
Réédition : 25 octobre 1983


Narcisses

Qui ne se souvient du mythe ? Narcisse repousse Écho ; il découvre son reflet dans une source ou, selon une autre version, il reconnaît en lui sa sœur jumelle morte ; cette image de lui-même idéalisé le fascine ; il reste entravé dans sa stérilité entre la vie et la mort ; et quand il s’éteint une métamorphose s’accomplit, une plante qui porte son nom apparaît, l’oscillation se déporte métaphoriquement sur le souvenir ainsi perpétué par la création d’une fleur qui évoque la beauté corporelle défunte.
Le narcissisme, concept clé de la psychanalyse, doit être compris dans sa grande diversité. Les auteurs de cet ouvrage se sont attachés à restituer les cinq centres d’irradiation vers lesquels convergent toutes les données du narcissisme : le retrait libidinal, l’idéalisation, le dédoublement, la double entrave et l’oscillation métaphoro-métonymique. Sans oublier que pour chacun de ces éléments, la mort est un repère toujours présent : Narcisse ne se mirait-il pas jusque sur les eaux du Styx ?

Avec Didier Anzieu, Pierre Bourdier, Colette Chiland, Hubert Damisch, Olivier Flournoy, André Green, Pierre Hadot, Masud Khan, Otto Kernberg, Heinz Lichtenstein, Joyce McDougall, Herbert Rosenfeld, Guy Rosolato, Clifford Scott.
Nouvelle Revue de Psychanalyse, n° 13, Gallimard.
Parution : 14 mai 1976.
Autre édition : Collection Folio Essais, Gallimard, 22 février 2000


Être psychanalyste

Qu’était-ce qu’être psychanalyste pour Freud, qui fut le premier à le devenir ? Qu’est-ce qu’être psychanalyste aujourd’hui ? Quel est l’avenir du psychanalyste face à l’évolution, dans notre civilisation, de la pathologie mentale et du fonctionnement même de l’appareil psychique ? Six psychanalystes, unis par leur appartenance à un même mouvement, l’Association psychanalytique de France, mais divers par leur style, leur culture, leur expérience, et certaines de leurs orientations théoriques apportent tantôt un témoignage et tantôt une méditation sur leur relation à l’inconscient, sur leurs conceptions de la cure, sur leur recherche toujours continuée de la psychanalyse. Aucun ne songe, comme on dit, à “ raconter sa vie ” mais chacun s’essaie à exprimer à sa façon quelque chose de psychanalytique sur le psychanalyste qu’il est.

Dix textes de Georges Favez sont rassemblés ici. Il y fait plus d’une fois figure de précurseur, par exemple lorsqu’il écrit sur la contestation, sur l’illusion et la désillusion, sur la résistance à la psychanalyse. Les contributions des autres auteurs approfondissent ou renouvellent les principales questions auxquelles est confronté le psychanalyste : redécouverte de la psychanalyse, solitude de son exercice, recherche du temps perdu, travail de la mort, ordonnancement de l’interprétable.

Auteurs : Georges Favez, Didier Anzieu, Annie Anzieu, Nicole Berry, J.-B. Pontalis, Victor Smirnoff

Collection Inconscient et culture, Dunod.
Parution : janvier 1976


Bisexualité et différences des sexes

Au commencement était le mythe, limpide comme les eaux dans lesquelles se baignaient Hermaphrodite et Cénis. Le premier, bel adolescent, fut violé par la nymphe Salmacis ; dans sa détresse, il obtint des dieux, dit Ovide, « que tout homme, après s’être baigné dans ces ondes, n’ait, quand il en sortira, que la moitié de son sexe » ; la deuxième, la plus belle des vierges de Thessalie, fut violée par Neptune, le dieu des eaux, qui exauça son vœu qu’après un tel outrage elle n’en subît plus aucun et lui accorda de n’être plus une femme, mais un guerrier que nulle flèche ne pourrait atteindre. L’insaisissable entre-deux, tel est ce qu’ont en partage ces deux métamorphoses : celle qui aboutit à la fusion mortifère des deux sexes et celle où le changement de sexe procure l’avènement d’un phallus immortel, à condition de ne jamais perpétuer que le même. À l’origine, un viol, une intolérable effraction pour un corps qui se voudrait sans faille et pourrait se combler lui-même. Tout corps étranger est alors menace, tout désir déjà corps étranger. À l’arrivée, deux fantasmes différents, voire opposés, dont le mythe de la bisexualité tente l’impossible conciliation : un fantasme, tout positif, visant à assurer la pleine possession d’un phallus – paternel et maternel – dont l’excellence ne saurait être qu’imparfaitement incarnée, signifiée, dans l’un et l’autre sexe ; un fantasme, négatif, visant à se garantir contre toute séparation-castration-mort, qui conduit à un effacement toujours plus accentué du sujet désirant. Glorieuse métamorphose ou mortelle « amorphose » ?

Auteurs : J.-B. Pontalis, Didier Anzieu, Pierre Fédida

Avec Jean-Marc Alby, Claude Aron, Luc Brisson, Christian David, Willem Fliess, André Green, Masud Khan, Roger Lewinter, D.W. Winnicott, Robert J. Stoller, Marie-Christine Pouchelle, Herman Nunberg, Joyce Mc Dougall, Léon Kreisler, Georg Groddeck, Jean Gillibert, Françoise Cachin, Felix Boehm.
Nouvelle revue de psychanalyse N°7, Gallimard.
Parution : 1973, réédition : Folio/Essais, Gallimard, 2000


Le travail psychanalytique dans les groupes T. I

1. Cadre et processus

En 1972, ce livre inaugurait la collection “ Inconscient et culture ”. Régulièrement mis à jour, il a ouvert des perspectives nouvelles dans la pratique et la recherche psychanalytique. Ses auteurs, psychanalystes, tous membres du Cercle d’études françaises pour la formation et la recherche active en psychologie — CEFFRAP — exprimaient à la fois une rupture par rapport aux orientations psychosociologiques et une certaine affirmation, celle qu’un travail de type psychanalytique s’effectuait dans les groupes.

Aujourd’hui, sous le titre général le Travail psychanalytique dans les groupes, deux volumes sont proposés au lecteur. Le premier conserve ici le même contenu que l’ouvrage de 1972 : il s’intéresse au cadre et aux processus de ce travail ( construction, propriété et effets du dispositif de travail psychanalytique en situation de groupe ; modalités spécifiques du transfert ; régime des identifications ; travail du rêve ; constitution des objets et des moyens de l’interprétation ).

Le second, consacré aux Voies de l’élaboration, tente de répondre à cette question : de la psyché, qu’est-ce qui est mobilisé ( et immobilisé ), qu’est-ce qui se forme et se transforme, qu’est-ce qui travaille chez les membres d’un groupe et chez le psychanalyste ?

Auteurs : Didier Anzieu, Angelo Bejarano, J.-B. Pontalis

Avec René Kaës et André Missenard.
Collection Inconscient et culture, Dunod.
Parution : 1972, réédition en 1991.


Effets et formes de l’illusion

Auteurs : J.-B. Pontalis, Georges Favez, Didier Anzieu

Avec des textes de D.W. Winnicott, Masud Khan, Robert Stoller, André Green, Jean Starobinski, Jean Rousset, Pierre Charpentrat, Rémy Chauvin, Marc Soriano.
In la Nouvelle revue de psychanalyse, n°4, Gallimard, automne 1971.
Réédition en 2010


Vocabulaire de la psychanalyse

On ironise sur le langage, le “ jargon ”, des psychanalystes mais on y recourt aussi et de plus en plus largement. En revanche, on se soucie rarement de le définir et par là de délimiter le champ théorique aussi bien que l’expérience spécifique qu’il désigne.

C’est d’abord à cette exigence de clarification qu’entend répondre le Vocabulaire de la Psychanalyse ; il fallait ressaisir les concepts freudiens dans leur originalité, retrouver leurs arêtes vives, ceci de façon rigoureuse et systématique. Est ici analysé l’ensemble de l’appareil conceptuel de la psychanalyse : non pas tout ce qu’elle tente d’expliquer, mais tout ce qui lui sert à expliquer.

Ce livre se différencie donc d’une encyclopédie : il est aussi autre chose et plus qu’un vocabulaire, si l’on entendait par là un manuel alphabétique. Car l’interrogation sur les mots, la mise en place des concepts, l’étude de leur évolution conduisent nécessairement à dégager cette problématique freudienne, plus souvent invoquée que mise au jour, qui marque toute la culture contemporaine.

Instrument de travail que le développement de la psychanalyse et la diffusion de sa terminologie dans la langue commune rendaient indispensable, le Vocabulaire de la Psychanalyse constitue aussi un apport original à la pensée psychanalytique.

Auteurs : Jean Laplanche, J.-B. Pontalis

Collection Quadrige, PUF.
Parution : 1967, 3ème édition 2002
Note générale : Index des termes français et index allemand des concepts analysés.


Après Freud

Ce livre, recueil de textes pour la plupart publiés dans la revue de Sartre Les Temps modernes au cours des années cinquante où je découvrais la psychanalyse, ne peut se lire aujourd’hui sans être relié à mon évolution personnelle. Je ne crois pas pourtant avoir été le seul de ma génération à avoir tenté de jeter une passerelle, qui m’apparaît maintenant bien fragile, entre l’ « existentialisme » de Sartre et le « structuralisme » de Lacan. Différents à coup sûr, ces deux-là, ces deux monstres d’intelligence, ces deux possédés du langage, ces deux êtres ignorant la mesure ; opposés même en tous points. N’empêche ! « Sacré Sartre », « sacré Lacan », disaient de l’un et de l’autre ceux qui les connaissaient. Deux grands séducteurs, mais qui n’ont jamais réussi à se séduire, et voilà que je rêvais de les faire intellectuellement se rejoindre, comme pour provoquer une rencontre aussi aberrante que celle, inventée par Maldoror, d’une machine à coudre et d’un parapluie, tout en étant bien résolu à ne pas servir de table de dissection.
Critiques, parfois polémiques, premières étapes d’une formation psychanalytique, ces essais, divers par leurs thèmes manifestes comme par les auteurs évoqués, gravitent autour d’une question latente : qu’est ce que vivre, qu’est-ce que penser après Freud ?

Éditions Julliard, 1965.
Nouvelle édition : Collection Tel, Gallimard, 1er mars 1993


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