François Villa


Le père : un héritage archaïque ?

In Revue française de psychanalyse, tome 77, n° 5, Le paternel, Congrès des psychanalystes de langue française.
Parution : décembre 2013


La puissance du vieillir

La psychanalyse doit-elle renoncer devant le vieillissement, inéluctable ? Non, car le vieillir psychique n’est pas analogue au vieillissement corporel. Non, car la force du psychisme se nourrit du temps et de l’expérience même du corps qui change ; l’évolution psychique ne s’arrête pas devant les rides, elle les intègre, les transcende ; le Moi change, se remanie, se renforce ou se fait plus souple : confronté aux pertes successives qui frappent ses objets d’amour, il tente de les combler et gagne en intériorité ce qu’il perd en étendue.
François Villa nous guide dans un voyage sur des terres qui nous sont promises et nous fait percevoir la vie forcenée qui précède la définitive glaciation.

Collection Le fil rouge, PUF.
Parution : 13 février 2010


La notion de caractère chez Freud

La notion de caractère n’est pas un concept psychanalytique, mais elle est bien présente tout au long de l’œuvre freudienne et, en particulier, à des moments-clé de son élaboration. Il y a, dans le caractère, une dimension tragique. Ce n’est pas sans raison que l’humain tient à ses particularités caractérielles comme à la prunelle de ses yeux : elles sont une armure pour le moi tout en étant aussi son armature.
Avec le caractère, la pratique psychanalytique rencontre donc deux paradoxes. Le premier est qu’il ne saurait y avoir de psychanalyse sans une analyse du caractère entraînant sa modification, mais il est tout aussi indiscutable que celui-ci s’avère relativement non modifiable. Le second est que le caractère est une production hautement personnelle qui plonge ses racines dans le fonds impersonnel de la mémoire ancestrale : en lui, le plus singulier s’articule à l’appartenance à la communauté humaine.

Hors collection, PUF.
Parution : 16 septembre 2009


La nature humaine à l’épreuve de Winnicott

« En choisissant d’aborder l’étude de la nature humaine par la question du développement, j’espère pouvoir rendre clairement la façon dont, à partir d’une fusion primaire entre l’individu et l’environnement, quelque chose fuse, l’individu mettant en jeu ce qu’il veut et devenant capable d’exister dans un monde qui ne veut rien ». Winnicott, La nature humaine.

Par quel cheminement un psychanalyste peut-il être conduit à réintroduire une notion aussi peu évidente ? Confronté, par sa clinique, à des formes du transfert et du contre-transfert qui semblent rendre impossible le travail analytique, ce que rencontre Winnicott en ce point limite est ce qu’il nomme nature humaine. La vitalité de sa pensée ne cesse de déconcerter le lecteur, elle engage une métapsychologie complexe ainsi qu’une perspective anthropologique.

Winnicott cherche, au coeur de la régression psychique, « la base de la nature humaine sous l’angle individuel ». Elle apparaît chez l’enfant comme « un modèle qui persistera, un peu comme le visage, qui reste identifiable durant toute la vie de l’individu ». Et en même temps, « le monde est créé à nouveau par chaque être humain ». La nature humaine à l’épreuve de Winnicott est aussi une histoire naturelle du temps de l’amour pour les êtres humains.

Auteurs : Catherine Cyssau, François Villa

Avec Jacques André, Paul-Laurent Assoun, Pierre-Henri Castel, Monique David-Ménard, Nina Farhi, Michel Gribinski, François Richard.
Collection Petite bibliothèque de psychanalyse, PUF.
Parution : 2 octobre 2006


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