Éditorial

Juillet 2017

Après une journée consacrée à l’œuvre de Jean Laplanche en 2013 et une autre à celle de Guy Rosolato en 2014, « La domination est-elle masculine ? » a été le thème de la journée ouverte de septembre 2015 suivi par « La folie de la norme » l’année dernière. Chacune de ces rencontres de l’APF avec des pensées venues d’autres champs du savoir a été fructueuse, même quand à priori la rencontre pouvait sembler improbable, comme avec le monde du droit l’an dernier. Aussi souhaitons nous conserver ce temps d’échange avec d’autres disciplines et avec un public élargi, puisque cette journée de travail est ouverte à tous, sous le nom de Rencontre de septembre.
Cette année, le samedi 16 septembre, nous aborderons la question de l’identité, thème qui semble d’actualité. Mais d’une actualité qui pose question autant sinon plus que la question elle-même, ce qui nous a fait choisir le titre en lui-même programmatique «  Décomposition de l’identité ».
Nous avons sollicité Vincent Descombes qui a publié en 2013 un livre dont le titre aurait bien convenu à notre journée, Les embarras de l’identité, et Eric Bordas, dont le livre sur le « Style ». Un mot et des discours interroge un terme de manière à faire éclater son apparente unité. Dominique Clerc et Laurence Apfelbaum interrogeront la question depuis l’optique de la psychanalyse.
L’argument de la journée et le bulletin d’inscription se trouvent sur le site de l’APF.

Cette manifestation sera cette année la seule ouverte à tout public. L’activité scientifique de l’APF, réservée à ses membres, se penchera sur les « Objets de la méthode » au long d’un cycle de débats. Revenir sur ce qui fait le cœur de la spécificité de la psychanalyse, sa méthode, nous semble en effet toujours salutaire, pour en approfondir la pratique et la métapsychologie. Les Entretiens de psychanalyse, qui se tiennent deux fois l’an, auront pour thème en décembre 2017 « Métapsychologie de la solitude » et en juin 2018 « Le détour ». Si la solitude n’est pas à proprement parler une notion psychanalytique, l’intitulé indique comment nous souhaitons l’étudier d’un certain point de vue, et notamment dans ses racines sexuelles infantiles. Le thème du détour revient en revanche au cœur de l’œuvre freudienne et de l’expérience psychanalytique.

Nous poursuivons ainsi la tradition de l’APF qui tente toujours de conjuguer ouverture sur les préoccupations contemporaines et les autres champs du savoir et retour sur le plus vif de l’œuvre du fondateur de la psychanalyse.

Leopoldo Bleger

Agenda

Décomposition de l’identité

  • samedi 16 septembre 2017

L’insistance du discours politique sur la revendication d’identité, nationale ou culturelle, convoque la conception d’un lien social où s’imposent le semblable plutôt que le commun, l’Un contre le divers. Faisant appel au mythe d’une pureté de l’origine, elle pousse au repli ou au refuge recherchés contre la menace de l’autre, de l’étranger. Il nous faut donc tenter une déconstruction, ou plutôt une décomposition de l’identité (le mot, die Zerlegung, est celui de Freud pour la décomposition de la personnalité psychique). […]

La liberté en psychanalyse (2017)

Trois psychanalystes apportent dans un premier temps leurs points de vue sur la liberté et sont discutés : la plupart des maîtres-mots de la théorie disent plus la servitude que l’autonomie, et pourtant la psychanalyse entend bien contribuer à approfondir la notion de liberté. […]